Happy birthday Kirk !

Le bel Issur Danielovitch, né en 1916 de parents immigrés russes arrivés dans l’Etat de New-York, est l’incarnation d’Hollywood pour les petits et les grands.

De mes premières projections de Spartacus (Stanley Kubrick, 1960) pendant les heures alors bénies de latin au collège, à la découverte troublante du néo-western moderne, Seuls sont les indomptés (David Miller, 1962)  – merci La Filmothèque ! – en passant par les terrassant Sentiers de la gloire (Stanley Kubrick, 1957), Kirk Douglas a accompagné ma découverte du 7ème art.

Sans paraphraser toute sa filmographie, voici donc trois films-talismans pour L’ARTillerie.

Les Sentiers de la gloire, Stanley Kubrick, 1957

Je vous l’accorde, rien de bien original dans le choix de ce colosse cinématographique, bravant les dérives politiques cruelles des généraux avides de gloire. Envoyés en opération suicide, les hommes du colonel Dax (Kirk Douglas) doivent attaquer le front allemand. Les troupes reviennent décimées, comme prévu, mais cet échec offense les généraux qui accusent alors les soldats de lâcheté et commandent des exécutions. Le colonel prend alors la défense de ses hommes contre l’absurdité de cette guerre et des grands qui en tirent profit.

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Le drame de la guerre, longuement étudié par Stanley Kubrick à travers de nombreux films (Barry Lyndon, Docteur Folamour, Full Metal Jacket), prend toute son ampleur face au non-sens de la Première Guerre mondiale. L’armée française y est terrible et cruelle, autant que le combat du colonel y est courageux et humaniste. Un film américain sorti en 1957 pour remettre à sa place une France gaullienne et victorieuse de la Seconde guerre, ou contre les forces mondiales et bellicistes en général ? Quoiqu’il en soit, le film de Kubrick n’est pas sorti sur les toiles françaises avant 1975.

En ce centenaire partagé entre la Grande guerre et Kirk Douglas, voici l’occasion de (re)voir un grand film. A ce sujet, je vous conseille l’article publié par Marc Moquin sur Filmosphère à l’occasion du 11 novembre.

Seuls sont les indomptés, David Miller, 1962

Jack Burns (Kirk Douglas) refuse de s’adapter aux Etats-Unis citadins et modernes de l’après-guerre, ni à ses lois et ses diktat. Seul, il arrive à cheval dans une petite ville de l’ouest goudronnée, apprend qu’un de ses amis est emprisonné, et décide de le faire évader. Mais le temps du western est passé et la police n’aime pas les excentriques insoumis. Finalement, seul il s’échappe de la prison où son ami, rangé, préfère rester et une course poursuite s’ouvre entre deux ères : les voitures et radios des forces de l’ordre contre le cheval et l’effort du cowboy, dans les montagnes du Nouveau-Mexique.

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Il n’y a que ces paysages rugueux et pourtant si calmes pour s’allier à la détresse du cowboy. Kirk Douglas charismatique et indiscipliné représente à la fois ces deux visages de l’Amérique. Refuser l’abandon de la tradition et de l’histoire de l’ouest (de Hollywood et son western classique – qu’on adore !), tout en allant vers le progrès et la modernité : combat perpétuel de l’acteur et producteur, fidèle à l’un et accompagnant les pionniers de l’autre !

La Vie passionnée de Vincent Van Gogh, Vincente Minelli, 1956

La Vie passionnée de Vincent Van Gogh fait disparaître Kirk Douglas derrière l’impressionnant peintre hollandais. La légende internationale de l’artiste cache un homme malade, hésitant et pourtant si vif dans sa peinture, incapable de communiquer ses sentiments, et que la société et ses proches ont rejeté. La peinture, seule arme, seule monnaie et seul langage pour Van Gogh, s’étend visuellement à tout le film, tourné sur les traces du peintre, de la Hollande aux mines belges, jusque dans le sud de la France, en passant par le (trop) mondain Paris.

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Le film de Vincente Minelli est un des joyaux des films biographiques. Kirk Douglas, accompagné d’Anthony Quinn dans le rôle Paul Gauguin, est troublant par ses excès de folies et de concentration sereine face aux toiles. Et ce n’est plus une star hollywoodienne campée dans le beau rôle du peintre à la renommée internationale, mais bien un artiste, emprunt comme tous, de doutes et d’inspiration, rendant hommage à un autre artiste.

Et la photo de Nöel, c’est cadeau ! En couverture, Kirk Douglas entouré de ses deux fils, Joel et Michael.

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