Il est encore temps de tout voir

2016 a commencé sur les chapeaux de roues et même avec beaucoup de bonnes volontés, on trépigne et l’on est  frustré car il reste toujours quelques pépites que nous n’avons pas eu le temps d’aller voir!

Alors pour les premiers jours de février, certaines productions sont sympathiques et continuent à jouer encore un tout petit peu.

Voici donc deux spectacles que nous avons vu, et que vous pourrez encore voir, et une exposition/performance dont nous sommes bien heureuse qu’elle soit terminée :

  • Le premier à faire tomber le rideau?
    Werther à l’Opéra National de Paris/Bastille – OPÉRA

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Mélomanes romantiques, vous avez encore une dernière chance Jeudi 4 février pour vous précipiter écouter Werther de Jules Massenet.

Un plateau de rêve  sur lequel Piotr Beczala et Elina Gatanca luttent pour préserver leur honneur face à leur amour impossible, soutenus par les non moins formidables Paul Gay et Stéphane Degout.
Si l’histoire peut paraitre un petit peu lisse et manquer de rebondissements pour les plus friands d’actions, les airs et particulièrement ceux du troisième acte, viennent totalement compenser et abattre les dernières réticences.

Alors sortez les mouchoirs, et remontez le temps, pour arriver jusqu’à ce triste soir de noël.

Ps: À Bastille, si vous avez moins de 28 ans, la formule «  dernières minutes » fonctionne très bien, et contre une petite heure de patience, vous repartez avec une place à 35 euros (souvent en 1ère catégorie). On vous glisse juste ça comme ça…

-> Dernière le 4 février 2016
Informations sur Werther ici.

  • Encore 10 jours pour devenir roi d’Angleterre.
    Richard III au Théâtre de l’Odéon- THÉÂTRE

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Gros coup de cœur de L’ARTillerie.

Si certains n’ont pas aimé cette relecture du talentueux Thomas Jolly, de notre côté nous avons été convaincues par ce roi fou, mi homme, mi bête, atrocement manipulateur et drôle, mi punk mi rock.

N’ayant jamais vu l’un de ses spectacles, ni le précédent volet et les 18h d’Henry VI, et n’ayant pas non plus lu l’œuvre de Shakespeare – oui, oui honte à nous- effectivement nous avons dû mettre dix-quinze minutes à nous mettre dans le bain, faire les liens entre les personnages et se plonger dans l’univers. Mais passé ce furtif et anecdotique moment– probablement dû à la transition entre le monde réel et l’espace théâtrale- sur les 4h30 nous n’avons pas décroché un seul moment. Thomas Jolly et sa troupe de la Piccola Familia sont époustouflants et le spectacle jongle avec subtilité et de façon remarquable sur les rythmes et les univers.

Pour les fans du maître anglais, n’ayant pas peur du « kitsch », du bruit, et voir même de se laisser prendre parfois à des moments de sympathie pour le roi usurpateur, nous ne pouvons que vous suggérer d’aller vite à l’Odéon !

Ps: On l’a discrètement glissé, mais on le redit : 4h30 de spectacle. Mais que cela ne vous effraie pas, promis cela passe tout seul! Et pour preuve : nous n’avons vu personne sortir…
Ps’: Même si cela n’a pas le même charme que de le voir en « vrai », CultureBox a pensé à nous et nous propose de visionner le spectacle depuis chez nous et gratuitement pendant 1 an ici.

-> Jusqu’au 13 février 2016

  • Ouf il était bien temps que cela s’arrête !
    – Dominique Gonzalez Foerster + QM.16 – EXPOSITION-PERFORMANCE

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L’ARTillerie a voulu tenter une expérience : celle de se plonger une journée dans l’univers d’un artiste. Après de bons retours, le choix fut porté sur Dominique Gonzalez Foerster.

Le plan ? Sillonner son exposition 1887- 2058 au Centre Pompidou puis aller assister à sa performance dans la Grande salle dédiée au spectacle vivant.

Ce n’est plus un secret[1], L’ARTillerie aime les artistes pluridisciplinaires et nous étions donc toutes excitées. Et bien ce fût un beau raté, et je crois bien que nous sommes totalement passées à côté de cette artiste. Allez, je vous dit même la vérité : je suis sortie profondément irritée ! Fanni, plus sage et philosophe que moi, a gentiment- et brillamment- tenté de trouver une belle explication cohérente et profonde (comme nous avons si bien appris à le faire en tant que médiatrice), mais son discours s’est achevé par un grand éclat de rire, car nous n’arrivions même pas à nous duper nous même.
Décrire l’expérience, aussi bien l’exposition que la performance, se résume en un mot : VIDE .
Évidement cela n’engage que nous, et cela aura au moins eu pour mérite de nous provoquer des émotions (vives) et de me permettre d’avoir ma première « déception » de la saison.

Heureusement, l’exposition a fermé ses portes le 1er février, et nous pourrons donc faire la paix bientôt avec le Centre Pompidou grâce à Anselm Kieffer.

Ps: Durant la performance nous avons tout de même eu le loisir de voir Dominique Gonzalez Foerster se mouvoir en Marilyn et en Callas, entre autres…cela fait sourire mais fallait-il pour autant crier au génie ?

-> Exposition terminée le 1 février 2016.


[1] Voir Le Manifeste de L’ARTillerie

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